Le choix de la non-violence implique-t ’il de ne pas utiliser la force ?
- 25 mai
- 2 min de lecture
Un travailleur social vient me parler d’un problème récurrent pour lui. Il est confronté à des situations de violence de la part des usagers de l’institution dans laquelle il bosse : casse de matériel, bagarres, couteaux dans les poches, tentative de suicide…

Quels sont mes moyens pour intervenir ?
Pour moi, l’usage de la force physique ne m’est pas familier, je ne sais pas intervenir. Et je suis contente que d’autres puissent intervenir pour me protéger ou protéger les autres. J’appelle l’agent de sécurité ou la police. C’est ma stratégie face à des actes qui peuvent me mettre en danger. Je n’envisage pas de me former aux techniques de défense, c’est un choix qui me convient pour l’instant.
Le travailleur qui m’expose cette situation est capable de maitriser ces personnes via des techniques qu’il maitrise mais certains de ses collègues le jugent violent quand il intervient avec force. Il est en colère car il a besoin de reconnaissance pour ce qu'il fait parfois au détriment de sa propre sécurité.
Quels sont les repères pour distinguer un acte violent d’un acte qui ne l’est pas quand il y a usage de la force physique ?
Ce n’est pas l’action en elle-même qui permet de les distinguer, c’est l’intention.
Quelle est mon intention quand j’agis avec force (que ce soit physiquement ou verbalement) ?
Ai-je l’intention de faire mal, de punir l’autre, d’avoir le dessus pour que la personne ait peur, pour l’éduquer, pour me venger, pour qu’elle comprenne et n’agisse plus ainsi ?
Ai-je l’intention de me protéger, de le protéger ou de protéger d’autres personnes ?
Vous sentez que c’est différent, non ?
Ensuite, après avoir agi, je peux aller voir l’autre, lui parler de ce qui s’est passé, lui partager mon intention, comment je me suis sentie, ce qui était important pour moi quand j’ai agi de cette façon.
Et cela aussi fait une sacrée différence !
Parfois je n'ai pas les moyens pour intervenir et je le regrette ensuite.
Si je regrette de ne pas avoir eu les moyens d'intervenir, je peux voir comment acquérir des ressources, comment m'entrainer plutôt que d'attendre que l’orage passe.
J’ai fait le choix d’agir ou non. Quel que soit mon choix, j’en assume les conséquences. Je suis responsable de ce que je fais, dis ou pas et des conséquences de ces choix.



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