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Quand le conflit devient trop lourd : pourquoi la médiation change tout

  • 28 mai
  • 2 min de lecture


Dans les équipes, les tensions font partie de la vie. Nous pouvons être formé·es à la CNV, pratiquer l’écoute, connaître les outils… et pourtant, lorsqu’un conflit devient important, il arrive un moment où la lucidité s’effrite, où l’émotion prend le dessus, où chacun·e se replie sur sa propre lecture de la situation. C’est précisément là que l’intervention d’un tiers spécialisé en médiation prend tout son sens, surtout si cette personne dispose, en plus, d’une solide compétence en Communication NonViolente.


Un médiateur ou une médiatrice offre d’abord ce dont l’équipe n’a plus accès : du recul. En étant extérieur·e à la situation, il ou elle peut accueillir chaque point de vue sans parti pris, entendre ce qui compte pour chacun·e, mettre en lumière ce qui freine et parfois même ce qui n’a pas encore pu être dit. Chacun·e apporte une clé de compréhension du conflit : encore faut-il que quelqu’un soit en capacité de les entendre toutes.


C’est ce qu’apporte ma collaboration avec Nathalie Kumps via le projet Coop&flow : une expertise du relationnel, un cadre sécurisant et une présence qui permet à l’équipe de se réécouter vraiment. Notre intervention crée les conditions d’un dialogue où les personnes peuvent sortir des réactions défensives, retrouver de l’élan et construire des solutions qui ont du sens pour tout le monde. L’entreprise y gagne en clarté, en cohésion et en efficacité ; les personnes y gagnent en sérénité. C’est une approche réellement gagnant-gagnant.

Ensuite, il ne s’agit pas seulement de résoudre le conflit du moment. Nous accompagnons aussi les équipes à relationner autrement : prévenir l’escalade, éviter les images d’ennemi·es, retrouver la capacité à se rejoindre même dans la divergence. Lorsque ces compétences deviennent partagées, l’équipe se renforce durablement.


Je suis formée en CNV, et pourtant, quand le conflit me touche directement, je fais le même constat que beaucoup : seule, je n’y arrive pas toujours. J’ai parfois besoin d’un tiers pour recevoir de l’empathie, clarifier ce qui se passe en moi, retrouver ma capacité à écouter l’autre. Quand on est impliqué·e dans la situation, tout se complique ; lorsque quelqu’un nous accompagne depuis l’extérieur, tout s’ouvre.


La médiation n’est pas un aveu d’échec. C’est un choix de lucidité, de responsabilité et de soin pour la relation, pour l’équipe et pour soi.


Valérie Brooms


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